July 4 juillet
16:00–17:45
Salle NCDH–102
Modérateur:
Linda Garceau
, Institut Philippe Pinel de
Montréal
Depuis
septembre 2000, nous accumulons des informations concernant le processus de
retour social des patients de l’IPPM ayant fait l’objet d’une présentation
au Comité d’Accès Réseau Psychiatrie-justice de Montréal. Jusqu’à
maintenant, plus de 55 patients font partie de cette étude.
Avec le soutien
de la Fondation Roi Baudouin et de la Loterie Nationale belge, le centre SOS
Enfant - Université Libre de Bruxelles – Centre Hospitalier Saint-Pierre (Bruxelles)
a mené un projet intitulé; Aide juridique aux familles monoparentales dans le
cadre de la prévention périnatale; auprès d’une population de futures mères
seules provenant d’un milieu socio-économiquement défavorisé.
Sur le terrain,
l’équipe avait en effet constaté une demande d’aide juridique de la part
de ces familles monoparentales, formulée au cours de la grossesse ou à la
naissance. Afin de rencontrer ces interrogations, un juriste a été intégré
dans notre équipe pluridisciplinaire de prévention anténatale des mauvais
traitements, composée de médecins gynécologues, d’infirmières sociales, de
psychologues et de pédopsychiatres. Les demandes d’aide furent transmises par
l’équipe au juriste, qui a rencontré les patientes dans un second temps.
L’expérience
sur le terrain nous a appris que :a) peu de démarches juridiques avaient été
engamées par cette population avant la rencontre avec le juriste, qui entraîne
une (re)-mise en confiance dans une justice accessible à tous; b) la problématique
majeure rencontrée par l’équipe est centrée sur les questions de filiation.
Ces observations feront l’objet de développements lors de notre
communication.
L’évaluation
de la problématique suicidaire et de trouble mental de 243 détenus a été réalisée
dans deux villes du Québec. Les résultats indiquent que 28% avaient déjà
tenté de s’enlever la vie. Cependant, seulement 14,7% des tentatives avaient
eu lieu pendant une incarcération. Ce sont 8,2% des détenus qui présentaient
une urgence suicidaire telle qu’elle nécessitait une prise en charge par le
personnel. De la même façon, 14,1% des sujets avaient présenté un trouble
mental grave pendant le dernier mois. Ce sont finalement 17,7% des détenus qui
présentaient l’une ou l’autre des problématiques. La prise en charge de
ces détenus, par le personnel des institutions carcérales, a été investiguée
de diverses façons. Indépendamment de la valeur de cette prise en charge, il
reste que la présence de détenus en difficulté était, au point de départ,
significativement plus grande dans un établissement que dans l’autre. Or,
cette différence pourrait s’expliquer par la quantité de services offerts
dans leurs communautés respectives, notamment ceux qui évitent l’incarcération
excessive des délinquants souffrant de troubles mentaux graves.
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