July 6 juillet 8:30–10:00
Bilingual forum / Forum bilingue
Simultaneous translation / Traduction simultanée
Room / Salle MC
Modérateur/Chair:
Louis Morissette
, Institut Philippe Pinel de
Montréal
The
presentation will review the concept of boundary crossings and their
relationship to sexual misconduct in clinical practice. Risk management
principles and techniques for clinical approaches will be outlined.
Objectives:
Participants will learn:
·
how to avoid
both the appearance and reality of boundary violations;
·
how to respond
to boundary violations observed in practice;
·
how to
understand legal and clinical aspects of sexual misconduct.
La règle
générale est claire et sans équivoque: pour le psychologue et le psychiatre,
tout contact érotique est prohibé dans le cadre de leurs relations
professionnelles.
Sur le
plan concret, les choses sont pourtant moins simples car:
1.
l’attribution
d’une qualité érotique à un comportement résulte d’une appréciation
subjective influencée par la société, la culture, le style et les problèmes
personnels, la psychopathologie;
2.
la délimitation
de ce qu’est une relation professionnelle est variable, notamment dans une
perspective temporelle (à partir de quand est-on dans une telle relation? À
partir de quand en est-on sorti?…), dès lors, jusqu’où et jusqu’à quand
porte la prohibition ?;
3.
l’administration
de la preuve est malaisée, dès lors, comment faire la part de ce qui est réel,
imaginaire, inventé ? Qu’en est-il du vécu subjectif de l’un par rapport
au comportement conscient de l’autre ?
4.
les mesures répressives
à l’encontre du «délinquant» sont de nature, de gravité et de durée
diverses. Elles peuvent n’être que morales ou demeurer au niveau de
l’exercice de la profession ou relever du pénal. Elles peuvent être
temporaires ou définitives.
Sans
pouvoir affirmer qu’il existe une position unique en Europe, il semble néanmoins
que les transgressions font l’objet d’une réprobation unanime mais ne
suscitent pas nécessairement des réactions très passionnées. Deux éléments
interviennent, au moins de façon intuitive, dans l’appréciation de la
transgression:
·
il existe une
gradation dans les transgressions et dans les conduites érotiques;
·
la relation
concerne deux adultes
Jusqu’à
ce jour, le problème n’a pas mobilisé l’opinion publique de façon très
marquée. La réaction vis-à-vis de la transgression de l’interdit est
davantage liée à la personne du client (de quoi se plaint-il? Quels abus a-t-il
subis? Quelles ont été ses attitudes avant, pendant et après la
transgression?) qu’à l’idée même de la violation d’un principe.
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