bilingual session / session bilingue

Mental Health in Native Communities: Problems and Stakes I
Santé mentale en milieu autochtone: problématiques et enjeux I

July 5 juillet 10:15–12:15
Bilingual session / Session Bilingue
Simultaneous translation / Traduction simultanée
Room / Salle MC

Modérateur/Chair: Raymond Sioui , Psychologue, Consultant en matière autochtone, Québec

L’intervention auprès des enfants autochtones manifestant des comportements sexuels problématiques et de leurs parents: une approche clinique et communautaire

Intervention with native children manifesting problem sexual behaviours and their parents: a clinical and community approach

Judith Morency

Université Laval

L’exploration mutuelle et les jeux sexuels entre enfants sont des comportements qui font partie d’un développement psychosexuel normal. Cependant, il arrive que les comportements sexuels deviennent problématiques et envahissent les interactions de l’enfant avec son entourage, ce qui nécessite que des interventions correctrices soient mises en place pour favoriser la reprise d’un développement normal. Les causes possibles des comportements sexuels problématiques entre enfants sont nombreuses: répétitions post-traumatiques d’abus sexuels subis, exposition à du matériel pornographique ou à des interactions sexuelles entre adultes, vécu de violence, négligence, etc.

En milieu autochtone, l’intervention auprès d’enfants présentant des comportements sexuels problématiques doit tenir compte de certaines caractéristiques de la vie communautaire. Par exemple, la proximité physique des familles vivant sur réserve et les interrelations familiales étroites (liens de parenté nombreux et étendus) nécessitent que les interventions s’inspirent d’une approche familiale et qu’elles s’inscrivent dans une démarche communautaire de guérison. Dans le cadre de cette présentation, les participants pourront se familiariser avec une grille d’évaluation clinique de la situation de l’enfant et de sa famille. Les éléments clés d’un modèle d’intervention clinique et communautaire maximisant la contribution de toutes les ressources dans le milieu seront également présentés.

Le syndrome d’alcoolisme fœtal / Fetal Alcohol Syndrome

Lise Bastien

Conseil en Éducation des Premières Nations, Québec

L’éducation spéciale est un programme qui offre aux étudiants des Premières Nations, des services adaptés en milieu scolaire qui répondent à leurs besoins particuliers (les troubles de comportement et de communication, difficultés d’apprentissage, handicaps physiques, etc.) Conséquemment, et surtout parce que les représentants des communautés ont informé le Conseil en Éducation des Premières Nations que les enseignants ont, dans leurs classes, des enfants affectés par le syndrome d’alcoolisme et qu’ils ne savent pas comment agir avec ces enfants, le CEPN a dû s’intéresser particulièrement à cette situation.

Le syndrome d’alcoolisme fœtal constitue un type de malformations congénitales associées à la consommation d’alcool durant la grossesse. Le résultat de cette consommation peut être la cause préjudiciable et résulter en des difficultés d’apprentissage, une déficience mentale, une coordination médiocre et des anomalies physiques. Malheureusement, ces effets ne décroissent pas ni ne disparaissent, et demandent des stratégies d’interventions appropriées tout au long de la vie des enfants affectés.

Le taux d’incidence est très élevé, par rapport à la moyenne canadienne. Compte tenu de l’ampleur du problème, le Conseil en Éducation des Premières Nations a décidé d’intervenir. Depuis quelques années déjà, le CEPN a entrepris des démarches afin d’informer ses communautés membres au sujet du syndrome d’alcoolisme fœtal. Les activités tenues et les informations distribuées à cette fin sont:

Dépliant de sensibilisation destiné aux communautés, vidéocassette sur le syndrome alcoolique fœtal, entente avec la «Alberta Alcohol and Drug Commission» pour la traduction d’un manuel sur le SAF, cliniques d’évaluation avec les hôpitaux, affiches bilingues «Pas d’alcool pour un bébé en santé», entente avec le centre d’amitié autochtone de Vancouver pour la traduction française d’un cahier d’activités et d’un document d’informations sur le SAF. Enfin, un projet pour clinique d’évaluation pour contrer aux problèmes d’identification et de dépistage du SAF (découlant du fait qu’il n’y a pas de spécialistes dans les communautés); grâce à ce projet, une vingtaine d’enfants ont pu être évalués.

Le CEPN a récemment formulé une demande de financement pour mettre en œuvre les quatre projets suivants :

1         Projet clinique:

Ce service formule «guichet unique» développé en collaboration avec l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal offrira aux communautés la possibilité de faire évaluer des enfants soupçonnés d’avoir les effets du SAF. À cause de la demande incessante d’évaluations des communautés, le CEPN envisage de mette sur pied une clinique permanente, à guichet unique, afin de redresser les faiblesses, de s’évaluer périodiquement, d’établir un même mode de fonctionnement. Le CEPN désire agir à titre d’agent de première ligne, et adopter une approche globale en menant des évaluations, et en déterminant non seulement les troubles d’apprentissage, mais également les troubles neurologiques. Cette approche est préconisée afin de mieux régler le problème dans son ensemble, et non pas seulement les problèmes d’apprentissage.

2         Programme de prévention pour les jeunes

Au niveau des écoles secondaires, des jeunes filles et des jeunes mères à risques, effectuer un travail de sensibilisation au SAF et de prévention.

3         Sensibilisation des communautés

Le CEPN compte faire imprimer des brochures, des affiches, des dépliants et des autocollants, qui seront par la suite distribués dans les communautés.

4         Formation aux intervenants

Le CEPN offrira à la demande des communautés membres une formation d’une durée de deux jours sur le SAF, qui consiste à donner des méthodes et outils pratiques pour travailler efficacement avec les enfants atteints du SAF.

Mental Health Problems in Inuit populations: Community initiatives

Problèmes en santé mentale dans les populations inuit : initiatives communautaires

Aani Tulugak

Youth Protection Agency, Nunavik

Not more than 40 years ago, Inuit people were living as nomads. They started to live in communities after the government decided that it would be easier to administer Inuit Affairs from communities. Life seemed to get easier and people did not have to work so hard to survive. The government also proposed new ways to deal with mental health problems. The conference will focus on problems of mental health in Inuit communities, traditional responses to these responses and new methods “imported” from the South, the impact of these ways to provide services and which methods the communities would keep if they were absolutely free to choose.


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